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La Fête des Morts

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Jezebel van Kraft



Féminin
Age: 16 Date d'inscription: 03/01/2007 Nombre de messages: 1070 Statut: Fils du Comte Âge: 25 ans Pseudo usuel: Ruth

MessageSujet: La Fête des Morts Lun 13 Oct - 15:33

Nous sommes le 31 octobre et le comte Van Kraft, encore bien portant, a décidé d'organiser une grande fête pour célébrer la Fête des Morts. Une fête costumée, bien entendu, entre sorciers et vampires... Les masques peuvent être intéressants dans bien des domaines, saviez-vous ? De plus désormais, vos personnages adoptent les caractéristiques du costume qu'ils endossent. Un personnage déguisé en loup-garou... deviendra un véritable loup-garou, par exemple...
Tout le monde peut participer à cette chronique.
Elle n'a AUCUNE influence sur le scénario de base ! De plus, les smileys sont à réserver pour les chroniques, pour rehausser le côté HS, justement. Bon délire ^__^



- Co… comment ça une fête costumée pour célébrer la fête des morts ?! Voulez-vous que nous passions pour des hérétiques ?
- N’est pas déjà le cas ?
- Si, et également pour des sorciers, des criminels et… mais ce n’est pas la question !
- Donne-moi un seul argument valable pour ne pas donner cette réception.
- La haute société…
- Trouvera que nous sommes fort talentueux lorsqu’il s’agit de festoyer et louera notre bon goût.
- L’Eglise…
- Nous remerciera de l’importance que nous donnerons à la fête de tous les saints.
- … Mais…
- Je sais combien tu es asocial, irresponsable et incapable de comprendre l’importance des relations. Tu me démontres combien tu es également incapable de faire le moindre petit effort.
- Mais il y aura des… des GENS >.<
- … Désespérant.

Ce qui signifie que je n’ai absolument pas le choix et qu’il vaut mieux que je me taise plutôt que d’aggraver mon cas. Je me contente de pousser un profond soupir et de me retirer respectueusement – je ne peux guère agir différemment, Père a décidé que j’étais définitivement un bon à rien incapable de faire seulement l’effort de lui plaire, chose que je trouve un brin ironique. Des efforts ! Fort bien, alors je serai à la fois cynique, froid, taciturne, respectueux, mondain, remarquable et séduisant… il m’arrive de me demander si Père ne cherche pas à me faire ressembler à Oncle Siegfried, ceci dit il y a pire ressemblance – il pourrait vouloir faire de moi un second Hargreaves.
Oh non. Pitié.
De toute manière, il tient à cette fête. Il a décrété que la célébration des morts devait être grandiose, qu’il s’agissait de donner à la Toussaint un plus grand éclat encore que celui de la religion catholique – fleurir une tombe n’était pas suffisant à ses yeux, il veut un Dia de los Muertos splendide, une véritable réception dont on parlera encore dans des années et pour cela il s’agit de réunir toute la famille Van Kraft à un bal costumé.
Toute la famille Van Kraft, cela implique une quantité incroyable de personnages que je ne peux supporter, à commencer par mon idiot de cousin et mon oncle qui a parfois des mœurs un peu trop étranges à mon goût. Et costumé, cela implique de jouer au guignol dans des habits extravagants – même si la tendance d’une fête des morts est de s’habiller en vampires, sorciers et autres, je crois avoir compris que me vêtir tout de noir avec une cape ne changerait guère de mon habitude et qu’il me faudrait me montrer un peu plus… éclatant.
Ce qui implique de se faire remarquer et peut-être même d’engager une conversation. Ou d’inviter une demoiselle à danser. Ou…

- Hildie, crois-tu que si je tombe malade, je serai dispensé de cette fête absurde ?
- Ne faites pas l’enfant, mein Herr. Vous êtes au-dessus de tout cela…
- … Peut-être, soupiré-je en regardant ailleurs. Peu importe, d’ailleurs. C’est juste qu’il me faudra sans doute parler pendant des heures pour un bien piètre auditoire et je n’en vois aucunement l’intérêt.
- Vous êtes toujours aussi aimable…
- Pourquoi aurais-je changé ?

Je lui adresse un petit sourire et dépose un baiser sur sa main, elle me tapote la joue d’un air las, blasé – elle a l’habitude de mes moqueries, de mes petits tours, elle sait très bien que ce jeu de séduction n’est pour moi qu’un moyen de railler mes interlocuteurs. Elle est probablement la seule à l’avoir compris, dès le premier jour, devrais-je dire. Je crois me souvenir qu’elle m’avait qualifié de rustaud puéril avant de me forcer à aller apprendre mes leçons – j’avais huit ans et je crois n’avoir jamais été aussi borné qu’à cette époque.
Mülleimer s’est soudain placé à mon niveau et me glisse quelques mots à l’oreille – Père a invité un tailleur qui doit me vêtir pour cette fête. Ah, oui… c’est vrai qu’il me faudra paraître aux yeux de tous ces chiens qui se battent pour le su-sucre que mon père est prêt à leur tendre, on croirait les courtisans du Roi Soleil prêts à tout pour obtenir une faveur ou une rente. Lamentable, et amusant.
J’entre dans la pièce, un petit sourire moqueur aux lèvres à ma propre adresse. Hargreaves avait probablement raison quand il disait que j’étais aigri. Ou de nature emportée. Ou quoi que ce soit d’autre. Père est assis sur un fauteuil damassé, le tailleur est entouré de tissus et d’aiguilles – il disparaît presque sous leur masse. Je me place debout au milieu de la pièce, les bras en croix, un sourire moqueur aux lèvres.

- Père, tenez-vous tant que cela à ce que j’offre mon corps à la plèbe ?
- Contente-toi de le laisser prendre tes mesures, cela devrait suffire.

Je soupire – il reste décidément imperméable à mon humour (navrant, certes) et à toute tentative que je fais pour lui plaire, pour le faire sourire. Bien sûr, si Katje ou n’importe qui d’autre avait osé dire une chose pareille, il aurait ri et souri. En attendant, le tailleur légèrement choqué peine à prendre mes mesures, il est certain qu’il lui manque au moins trente centimètres et beaucoup de prestance pour atteindre mon niveau.
Je le laisse s’amuser avec son mètre-ruban, les yeux rivés à mon père.

- Qui inviterez-vous exactement, Père ?
- Tourne ta question de manière plus sincère, tu veux savoir si ton cousin sera présent.

Je grimace. J’admets.

- Je ne comprends pas ton aversion à son égard, il est pourtant riche.
- Je n’ai jamais entendu dire que les relations étaient dictées par l’argent et que je devais bien m’entendre avec tous les riches de cette planète.
- Pas de cette planète, mais au moins ceux qui pourraient nous apporter quelque profit.
- Je ne vois pas comment cet imbécile pourrait nous apporter quoi que ce soit, il ne va pas nous faire de donation sans aucun motif – et d’ailleurs, n’êtes-vous pas assez riche ?
- On n’est jamais assez riche et j’ai de grands desseins. Et puis, je ne compte pas sur une donation, plutôt sur une alliance.

J’en reste interloqué, je hausse un sourcil, sarcastique.

- Vous comptez me le faire épouser ?
- Tu es irrécupérable. Non, je comptais plutôt le marier à ta sœur Gyllian…
- Quelle horreur ! Je refuse, Père, que vous mettiez ça entre les mains de ma sœur, je tiens trop à elle pour vous permettre pareille exaction… Pauvre d’elle !
- … Pauvre de lui.

Temps de réflexion. J’imagine Hargreaves et Gyllian en couple et ne puis m’empêcher de sourire. Ma douce sœur trouverait bien des moyens absolument diaboliques et géniaux pour réduire mon cousin à moins que rien et cette seule perspective me fait sourire.

- Effectivement, pauvre de lui.

Le tailleur achève ses mesures et me laisse en paix.
Quant à mon père, il se lève après un regard glacial à ma personne – il accepte d’échanger quelques plaisanteries avec moi, mais je ne dois pas oublier combien il me hait. Je hausse les épaules pour moi-même. Pour l’instant, c’est le cadet de mes soucis !

¤¤¤


- Hildegarde, murmure la voix pressante de Friedrich van Kraft, où est l’imbécile qui me sert de rejeton ?

La servante soupire. Elle n’aime guère le mépris incroyable du comte à l’égard de son fils, mais qu’y peut-elle ? Son rang ne lui permet aucune remarque, aucune plainte, elle ne peut que répondre à la question. Elle l’ignore.

- L’animal… j’ignore ce qu’il me prépare encore mais je crains qu’il ne… Dieu qu’il m’énerve. Va le chercher, et dis aux musiciens de commencer, tout le monde est déjà là, nous n’attendons plus que lui !

Hildegarde acquiesce et adresse un signe aux musiciens tout de noir vêtus, un masque blanc vénitien à long nez sur le visage. La musique s’élève dans l’immense salle de réception, invitant les invités à danser, leurs costumes hétéroclites se mêlent dans un bruissement agréable. Mais aucun signe du fils du comte, absolument introuvable dans la pièce. Désespérant. Peut-être est-il dans sa chambre ?
La servante sort discrètement de la pièce et se retrouve nez-à-nez avec un homme masqué qu’elle ne reconnaît d’abord pas dans l’obscurité. Chemise à jabot noire ouverte sur le torse, gilet queue-de-pie en soie rouge, veste boléro à manches longue noire, pantalon écarlate, cuissardes noires… Un loup de velours sur le visage, de longs cheveux écarlates relevés en catogan haut.

- Herr Jezebel, je vous cherchais part…
- Hildegarde, silence >.< Je ne suis pas là ! Considère-moi comme un meuble et dis à Père que tu ne m’as pas trouvé ou que j’ai fait un malaise dans ma chambre, ou ce que tu veux, mais je ne peux pas me montrer dans cette tenue. De quoi ai-je l’air ? T.T
- D’un très bel homme, mein Herr, vous allez faire des ravages (si seulement vous acceptez de sourire).
- C’est tout le problème, Hildie, et tu le sais bien >.<

La servante tapote l’épaule de son jeune maître avec un petit rire. Oh, oui, elle sait bien, même mieux que beaucoup de gens de quel « problème » Jezebel veut parler. Un « problème » qui ne manquera pas d’apprécier l’élégance sensuelle du costume écarlate, malheureusement, mais le châtelain ne peut pas faire autrement que d’assister à cette réception. Et elle connaît l’argument choc.

- Si vous venez, vous plairez à votre père.

Profond soupir. Jezebel se redresse et adresse son plus beau sourire à Hildegarde avant d’ouvrir grand les deux battants de la porte de la salle de réception, certain de se faire remarquer de toute manière – un peu plus, un peu moins, quelle importance ?

- Voilà qui n’est pas très aimable, Père, commencer la réception sans moi…
- Tu n’avais qu’à arriver plus tôt, mon fils, répond le comte à l’autre bout de la pièce.

Jezebel se contente d’un sourire un peu moqueur. Plaire à son père, n’est-ce pas ? Malheureusement ceci n’est qu’une utopie et ne se produira jamais, alors autant s’amuser autant que possible… En attendant, il doit bien y avoir quelques rochers à la noix de coco sur le buffet…



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Dernière édition par Jezebel van Kraft le Sam 31 Jan - 13:54, édité 2 fois
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Dorian L. Hargreaves



Masculin
Age: Date d'inscription: 16/08/2008 Nombre de messages: 879 Statut: Vague cousin des van Kraft (très vague) Âge: 25 ans Pseudo usuel: Blewark.

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Ven 17 Oct - 23:56

Des chevaux… à perte de vue… des fiacres blancs, ornés d’artéfacts inutiles…
Les gens autours portent tous des chapeaux… leurs cheveux sont blanchis d’une odieuse poudre… leurs visages aussi… ils ternissent par leur toilette la somptuosité de leurs demeures, et de leurs jardins…
Des noces… la mariée aurait été fort belle si on ne l’avait pas vêtue d’une si ignoble robe, dénaturant la beauté de ses formes…
L’ignoble cour du roi de France.
Dans la foule et la danse des étoffes… un tissus rouge… plus vif que le sang fuyant d’une blessure encore fraiche… c’est une femme… une grande femme, dont le visage blanc est à demi dissimulé sous un capuchon écarlate… je m’approche d’elle… un léger sourire répond à mes regards insistants… elle fuit, déambulant à reculons entre les jupons et les culottes de lin.
Personne ne semble la remarquer… je la suis, me prenant à son jeu…
En observant mieux je remarque que sa robe épouse inhabituellement son corps… et prend fin au dessus des genoux… pourtant elle n’a pas l’allure d’une fille de joie… ses mouvements sont pleins de grâce… Déjà, la voilà dehors… elle court, trottinant sur de petites chaussures plates… elle s’échappe, silencieuse, s’enfonce dans les bois sombres et humides… une branche s’accroche à son vêtement… de son capuchon rabattu s’échappe une raide chevelure blonde, coupée à hauteur des épaules… des fils d’or blanc volant au grès de son splendide pas de course…


« My Lord, réveillez vous, je vous en prie. My Lord ! »

J’ouvre doucement les paupières. Louise est penchée au dessus de moi, m’offrant le ravissant spectacle de sa large poitrine. Elle m’évente, un air faussement outré sur le visage.

« My Lord, vous vous êtes endormi ! N’étiez-vous donc pas pressé de vous rendre à cette réception ? »

Une réception ?

Je me redresse… et me trouve étrangement vêtu. Je porte une chemise blanche ajustée au corps, et un foulard autour du cou. Une épaisse sangle de cuir bouclée en bandoulière dont je ne vois aucune utilité… sinon l’élégante allure qu’elle me donne… peut être est elle sensée porter le fourreau d’une épée… mais je n’ai pas d’épée…

« My Lord…
- Louise, cessez de m’appeler ainsi ! »

Elle lève les yeux au ciel… de somptueux iris vairons qui lui ont tant causé d’ennui… Elle ignore ma requête et poursuit son idée. Je la regarde s’agiter en m’enfilant une veste d’un brun sombre qu’elle ne boutonne pas. Dans mon dos, ses doigts nouent mes cheveux avec un lacet de cuir…
Une fois mes bottes de cuir enfilées et mon tricorne sur mon crâne enserré dans une bande de tissus rouge, elle tape dans ses mains, satisfaite, et me souris.

« Vous êtes parfait My Lord, un vrai pirate… vous êtes… divin. »

Je lui adresse une révérence.

« Allons dépêchez vous, les van Kraft ne sont pas habitués à vous attendre ! »

C’est vrai… je suis toujours en avance…
Un court instant, je regarde par la fenêtre. Je me demande quel costume portera Jezebel… Un rire me secoue la poitrine… voilà qui doit le contrarier… il va avoir cet air renfrogné qui dessine d’imperceptibles rides entre ses yeux… je vais pouvoir l’ennuyer à loisir^^… cette simple idée me fait frémir d’extase.
Si je suis aussi séduisant que semble le dire Louise… il sera en position de faiblesses.*

« Monsieur, vous êtes trop sûr de vous »

Les mains sur les hanches, Louise me regarde d’un air de reproche… c’est tout juste si elle se retient de me jeter dehors d’un coup de pied aux fesses.

« N’ai-je pas raison de l’être ? »

Elle soupire bruyamment. Je ris.

« Greta est elle prête ?
- Oui Monsieur, elle vous attend dans le salon. 
- J’ai encore rêvé de cette femme au chaperon rouge… vous savez… si seulement les gens n’étaient pas si pudiques…
- Oui, My Lord, je sais… je sais ! Mais Madame Greta n’oserait jamais porter les étoffes que vous rêvez lui voir porter !
- Dieu, que c’est triste !
- Ne jurez pas My Lord.
- Ne m’appelez pas ainsi.
- Bien, partez maintenant. »

Elle me pousse hors de la pièce, s’arrête soudain, fait demi-tour et revient avec un étrange objet à la main.

« Votre Crochet ! »

Je souris… un crochet ? Voilà qui plaira à ce fou de von Herzen.
Enthousiaste, j’attrape l’objet et le fait tourner dans ma main… un crochet huh…

« Dorian ! Vous voilà enfin ! »

Tiré de mes rêveries, je me tourne vers la douce voix qui m’appelle. Sa peau poudrée et ses longs cheveux relevés en un chignon compliqué me font à nouveau regretter de ne pas avoir su trouver une femme semblable à celle de mes rêves… A défaut, je me contenterais de Greta… une amie de ma cousine maternelle… une superbe allemande avec qui je passe beaucoup de bon temps.
Pourtant, la voir vêtue de cette lourde robe rouge vif, un capuchon de fourrure rabattu sur ses épaules, ne m’anime pas de l’habituel désir qu’elle m’inspire… Est-ce parce que je sais que je vais bientôt quitter cette auberge, et me plonger de nouveau dans cet univers douloureux… et salivant…



La demeure des van Kraft… Y fêter les Mort a quelque chose de dérisoire… et de délicieusement terrifiants.
Je m’avance, Greta à mon bras… je me demande déjà pourquoi je l’ai emmenée avec moi. Mais qu’importe… Ça irritera les invités, de me voir accompagnée d’une femme qui n’est ni ma sœur, ni mon épouse. Et rien qu’à cette idée, je jubile.

Dans le salon, Katje et Friedrich nous accueillent, accordant à peine un regard à ma compagne, comme s’il ne s’agissait que d’une catin. Greta crispe ses doigts autour de mon bras. Elle est visiblement mal à l’aise… qui, dans sa position, ne le serait pas ?

Jezebel n’est pas là… il doit se cacher quelque part, vêtu d’un costume qu’on lui a forcé à porter… cherchant désespérément dans son esprit un moyen d’échapper à son « devoir ».

Un peu difficilement, je libère mon bras de l’étreinte de Greta, dont le visage crispé se dissimule tant bien que mal sous sa capuche vermeille. Je m’approche du buffet… ça, c’est la deuxième raison pour laquelle j’aime venir aux réceptions données par les van Kraft… des friandises à perte de vue…

En parlant de Friandise… Jezebel fait enfin son entrée…
Je reste un instant stupéfait… si c’est Friedrich qui a choisi ce costume, je ne peux que m’avouer vaincu… une fois n’est pas coutume, je l’approuve.
En Rouge et Noir… il s’appuie gracieusement sur une fine canne… une longue veste fendue épouse la finesse de son corps… de ses cuissardes noires jusqu’à son haut col ouvert sur le haut de son torse… tout semble avoir été fait pour mettre en valeur la splendeur de cette créature infernale… Cherchent-ils à me tester ? … J’ignore moi-même si je saurais contrôler mes ardeurs durant toute la soirée.

J’esquisse un mouvement vers lui, mais une main attrape fermement la mienne et me tire en arrière. C’est Greta. Je jette un regard à Jezebel, oubliant presque de sourire. Lui pourtant, me répond en étirant joliment ses lèvres… c’est le monde à l’envers… je ne vais pas tenir, c’est certain.

« Dorian, restez avec moi. »

Je me tourne vers ma compagne, contrarié. D’un geste doux, je lui fais de nouveau lâcher prise, et, dans un sourire radieux, je dépose un baiser sur le dos de sa main gantée de rouge…

« Madame, ne me faites pas regretter de vous avoir emmenée. »

Elle baisse les yeux, vexée, et retire sèchement sa main de mes lèvres. Tournant les talons, elle s’éloigne, cherchant des yeux une personne qui lui paraît à peu près normale… je lui souhaite bonne chance.

Une inspiration. Bien, maintenant, il est temps d’agir… il ne s’agirait pas de ternir ma réputation… je balaye la salle du regard… surtout, ne pas songer à Jezebel, pas encore… surtout, ne pas laisser trainer mes yeux trop longtemps sur lui… trouver une proie facile, qui m’éconduira avec un air offensé…

Tiens, en parlant de ça… j’ai cru voir passer Hildegarde.

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Mülleimer




Age: 23 Date d'inscription: 07/01/2009 Nombre de messages: 129 Statut: Valet et confident de Jezebel van Kraft Âge: 18 ans Pseudo usuel: Kyni

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Dim 18 Jan - 17:34

De toutes les questions existentielles que j'aurais pu me poser ce soir-là, la seule question qui revint à un intervalle de près de trois minutes fut celle-ci : « pourquoi ? ».

Oui… en effet… « pourquoi » ? POURQUOI ? ! Pourquoi une robe ? Pourquoi une perruque longue? Pourquoi cette farce ? Herr Jezebel, qu’ai-je donc fait de travers cette semaine –non ce mois- pour que vous m’en vouliez au point de m’avoir sommé de me déguiser en femme pour cette réception ? Etait-ce une vengeance personnelle ? Bien basse vengeance que celle-là en tous cas messire… je n’ai plus aucune fierté à présent, tapi(e) dans un coin de la salle en espérant –non en priant- pour que personne ne me reconnaisse, voire carrément pour que personne ne m’adresse la parole…

Heureusement, je porte un masque me couvrant le visage jusqu’au nez. Certes, ce masque de chat noir –animal fourbe et opportuniste- me sied parfaitement si on considère mes antécédents… mais je me sens on ne peut plus mal à l’aise dans cet accoutrement avec ces horribles boucles noires qui me tombent en cascade sur les épaules de part et d’autre de cette… coiffure ?… bipartite. Des boucles anglaises… moi ? Mon Dieu… vous ne me venez donc jamais en aide quand j’en ai besoin ?

Je souffre le martyre avec ce corset qu’on m’a lacé à l’extrême –sans doute exprès en plus- pour me donner une silhouette de femme fine… c’est à peine si je peux encore respirer… et j’ai trop chaud ! J’ignorais que les femmes du beau monde devaient souffrir autant, si je n’étais pas dans cette situation moi-même, je les plaindrais presque. Et j’ai horreur d’avoir le haut des épaules découvertes en plus… ce n’est pas faute d’avoir protesté que certaines de mes blessures risqueraient d’êtres visibles pourtant… il a fallu que ce soit CE genre de robe-là qu’on me fasse enfiler.

Bref… je me fais petit(e), le(la) plus petit(e) que possible en espérant qu’on ne me remarque pas, dans un coin sombre qui convient parfaitement aux teintes de ma robe ; noire et purpurine. Mes lèvres doivent arborer un pli boudeur, je m’en rends bien compte ; mais qui ne bouderait pas à ma place ?

Les invités commencent à arriver et mon maître n’apparaît toujours pas. Je vois du coin de l’œil un sourire ironique du Comte à ma vue… j’ai encore plus envie qu’avant d’être englouti par la terre. Je vais probablement être la risée de tout le monde pendant des semaines après cette soirée. Autant miser sur la discrétion et espérer n’attirer l’attention de personne ce soir, ce pour quoi la taille de ma mise ne m’aide absolument en rien.

Les invités entrent tour à tour, saluant leur hôte et bientôt tout est prêt pour le début de la réception ; mais mon maître manque toujours à l’appel. Avec une certaine horreur, je constate qu’un regard est posé sur moi… vite, le sol. Le sol est intéressant, très intéressant, plus que n’importe quoi d’autre en ce monde. Un parquet bien ciré, propre comme un sou neuf sans aucune imperfection…

« - Excusez-moi mademoiselle … ? »

Non… je ne vais pas pleurer… c’est faux. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque ceci dit. Je ne suis pas une « mademoiselle » et je ne veux pas parler! Et si je feignais d’être muette ?
Heureusement pour moi, les festivités commencent et Herr Jezebel ne tarde pas à faire son entrée… pour un peu… je comprendrais presque pourquoi il s’est vengé sur moi en me travestissant.

Je profite de la diversion pour me glisser hors de ce traquenard et je file à l’autre bout de la salle. Il est heureux que des années de pratique de marche silencieuse et discrète ne soient pas ruinées par le port de ces bottines à talons hauts… Bien que fort désagréables à porter, j’arrive tout de même à me déplacer sans trop de difficultés. Je sème donc l’étrange individu qui m’a adressé la parole et me retrouve près de la porte…

Je croise le regard de Friedrich van Kraft qui ricane… suis-je si risible ? Oh bien sûr, je sais que je le suis. N’importe qui étant au courant ferait pareil n’est-ce pas ?


(C'est un peu court par rapport à mon premier post dans l'intrigue principale, mais je trouve ça beaucoup plus drôle, j'ai envie de garder un peu de suspens...XD)
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Jezebel van Kraft



Féminin
Age: 16 Date d'inscription: 03/01/2007 Nombre de messages: 1070 Statut: Fils du Comte Âge: 25 ans Pseudo usuel: Ruth

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Dim 25 Jan - 17:27

D'accord.
Je ne panique pas.
Je ne panique pas.
Je ne dois pas paniquer.

... Trop tard.

Bon. Pour récapituler, toutes les lumières se sont subitement éteintes, puis rallumées, le tout en à peine un instant. Hargreaves avait une jolie demoiselle à son bras, je ne veux pas savoir ce qu'il a pu faire pendant le laps de temps obscur. Bref, c'est le cadet de mes soucis. Vraiment.

J'ai déjà dû repousser trois ou quatre demoiselles me demandant de leur accorder une danse. Une danse. Moi. Non que je déteste danser, au contraire, mais je n'ai aucune envie de virevolter dans un costume pareil au bras de ces harpies trop fardées. Une sultane se déhanche odieusement, attirant les regards de tous les invités, à ses côtés un masque vénitien semble tenter de la courtiser.

Fichtre.

Mülleimer est coincé dans un coin, tentant de passer pour un lampadaire, et je ne vaux guère mieux. J'ai essayé de me cacher derrière les rideaux, mes pieds dépassent... J'ai préféré éviter de pousser plus loin le ridicule.

Mais malheureusement, ce n'est pas le pire.

Le pire ce sont ces canines qui ont poussé dans ma bouche et mon teint encore plus blafard que d'habitude.

D'accord. Je suis déguisé en vampire, ça, je n'y peux pas grand-chose, Père l'a décidé ainsi et cela semble lui plaire énormément.

Mais quelqu'un peut-il m'expliquer POURQUOI pendant cette coupure de la lumière je suis devenu un véritable vampire ?!



[Bref, vous êtes devenu votre déguisement pendant une curieuse coupure d'électricité... désolée pour la courtitude du post^^')

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Dernière édition par Jezebel van Kraft le Sam 31 Jan - 13:55, édité 1 fois
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Léandre Holingren



Masculin
Age: 28 Date d'inscription: 01/01/2009 Nombre de messages: 75 Statut: Majordome du manoir. Âge: 25 ans Pseudo usuel: Twilight

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Dim 25 Jan - 18:53

Je me demande encore si c’est une bonne idée que d’aller ainsi à cette soirée. Il est vrai que l’on m’a expressément demandé de me déguiser, mais ce costume n’est pas particulièrement approprié je pense.

Pourtant il est assez intéressant et très bien coupé. Je dois dire que je me demande encore comment Cordélia s’y est prise pour m’apporter un tel déguisement. Elle a réellement la possibilité de faire tout ce qu’elle souhaite dans cette maison et c’est très intéressant. Mais elle n’aurait jamais dû tenter de me faire porter ça.

Cependant, je ne peux pas lui en vouloir totalement. Pour une fois, je vais cesser de vouter le dos et de baisser les yeux, mais tout de même, les autres réactions me font peur. Enfin, peur c’est à voir.

J’entre dans le salon et je sens tous les regards sur moi. Certains semblent se demander pourquoi j’arrive ainsi, d’autres me toisent froidement et d’autres enfin sont amusés.

Je ferme mon regard, je quitte mon sourire et j’entre dans le rôle que je tiens pour la soirée. Je m’approche du comte et m’incline doucement. Je vois qu’il devait être au courant, Cordélia, ma chère sœur, tu l’auras donc informé de ton envie. Sur un signe de sa part, je continue à marcher dans le salon.

La canne que je tiens frappe parfois le sol en donnant un son mat. Mon pas est pourtant assuré même si une ancienne blessure semble se rappeler à mon bon souvenir parfois et me fait légèrement boiter.

L’ensemble noir que je porte est particulièrement sobre et un observateur averti pourrait constater que mes ongles semblent en sang. Un peu de maquillage m’a donné un teint pâle mais sans excès et mes yeux ressortent derrière le loup noir que je porte.

Je remarque Müll dans un coin de la pièce et le regarde alors qu’il semble chercher à jouer au pot de fleur. Mes lèvres ne doivent pourtant pas se relever pour que je ne quitte pas mon rôle. Ah, je vois que quelqu’un m’interpelle et me fait signe de le rejoindre. Je ne connais pas cet homme, mais il semble me connaître.

- Herr van Kraft, voyons, ceci n’est point un …

Il s’interrompt en me voyant proche de lui. Il semble se poser quelques questions. Il faut dire que la perruque de longs cheveux rouges que je porte, additionné à la démarche que j’ai prise volontairement peut réellement prêter à confusion. Je m’incline respectueusement pour bien lui montrer que je ne suis pas Herr van Kraft.

- Veuillez me pardonner monsieur, mais mon déguisement semble vous avoir trompé.

Il me sourit alors que je parle et je vois qu’outre ma taille, ma voix n’est pas assez proche de la sienne pour que l’imitation soit parfaite. Mais cela vaut mieux, je suis entré dans le personnage mais je ne dois surtout pas l’imiter totalement, cela le rendrait furieux et je ne tiens pas à décevoir qui que ce soit en laissant derrière moi une trace de sang.

Car j’en suis certain, Jezebel van Kraft, détesterait se voir trop imité, là, il ne peut rien contre moi. J’ai bien un costume horriblement proche des siens, mais sobre et presque classique. J’ai bien des cheveux rouges, mais moins que les siens. Ma démarche est boitillante mais de la jambe gauche. Mes ongles courts sont légèrement rougis sur le bord mais ils ne sont point rongés. Et surtout, il m’arrive de sourire, comme quoi, la ressemblance n’est pas si trompeuse et je sais que sans masque, personne ne pourrait nous confondre.

Je constate la coupure d’électricité alors que je me dirige vers la porte pour accueillir les invités. Je vois Jezebel se demander ce qui se passe lorsque le courant revient. Son costume de vampire est très réussi, même ses canines se sont allongées.

Je regarde le pirate qui, semble-t-il, me dévore des yeux quand je suis légèrement bousculé. Je veux me rattraper sur ma jambe droite mais elle se dérobe sous moi et je suis obligé de me servir de la canne pour me redresser. Le maladroit me murmure des paroles d’excuses et je lui fais un signe signifiant qu’il peut partir. Et quand je veux replacer ma perruque, qui j’en suis certain, à bougé, je ne sens que de véritables cheveux qui, comble de l’horreur sont totalement rouges.

Je fixe Jezebel d’un air horrifié alors qu’il dévoile ses canines qui maintenant j’en suis presque certain sont réelles.

Bon, je suis en mauvaise posture si le vampire qu’il est devenu cherche à mordre le Lord van Kraft que je suis devenu. Mais jamais il ne se ferait du mal à lui-même, enfin je l’espère. Et le regard que j’intercepte du côté du pirate ne me rassure pas tellement non plus. Lui ne me tuera pas, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne tentera rien contre moi.


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Dorian L. Hargreaves



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Age: Date d'inscription: 16/08/2008 Nombre de messages: 879 Statut: Vague cousin des van Kraft (très vague) Âge: 25 ans Pseudo usuel: Blewark.

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Lun 26 Jan - 0:08

Fichtre, j’ai peut être été un peu dur avec Greta. De toutes les femmes de cette assemblée, aucune n’a atteint son charme et sa beauté dans sa somptueuse robe rouge vif. Et pourtant… il suffirait que Lorelei apparaisse ne serait-ce qu’une seconde, pour ternir aussitôt les longues boucles d’or et la lourde robe de velours.
Déçu ne n’avoir su trouver d’autre proie, je reviens vers Greta, et lui tend le bras avec un sourire.

« Venez, ma chère, je vais vous présenter au maitre des lieux. »

Sans protester, bien que toujours vexée dirait on, elle glisse son bras sous le mien et me suit, les yeux baissés.
Traversant la foule, je cherche Jezebel du regard, ignorant volontairement celui de Friedrich, qui semble beaucoup s’amuser, pour je ne sais quelle obscure raison. Jezebel, où as-tu encore disparu ? Mes yeux soudains se posent sur lui… Se serait il changé ? Aurait-il défié son père en revêtant l’un de ses habituels costumes ?
Je l’observe se diriger vers l’entrée… Quelque chose cloche. Sa jambe ! Il boite de la jambe gauche ! Et ses cheveux… ils n’ont rien de leur somptuosité habituelle. Qui aurait été aussi audacieux…?
Il se tourne vers moi, et je découvre enfin ses traits.
Léandre. Bien sûr, qui d’autre ?



Oh Dear. Une coupure de courant.
Une coupure de courant chez les van Kraft, ça ne présage rien de bon.
Greta sursaute, et s’agrippe à mon bras. Dieux qu’elle m’agace !
Alors que le courant revient, je sens monter en moi fuir le peu de contrôle qui me reste. Un désir malsain de passer outre toute convenance, pour assouvir mes désirs les plus sombres.
Quelle horreur ! Mais à quoi je songe ?!

Mes yeux sont toujours posés sur Léandre… Léandre. Léandre ? Léandre ! O.O
Ses traits, ses cheveux…. O__o
C’est Jezebel !
S’il ne boitait pas de la jambe gauche, j’en jurerais… non… que dis-je, son regard, son expression, ce n’est pas ça… Léandre est doué, mais il ne connait pas Jezebel tel que je le connais. Je ne saurais m’y tromper.
Mon corps pourtant, réagit, cet idiot. Et je suis presque certain que mon regard brille de désir. C’est vrai… il s’agit tout de même de Léandre, le sublime majordome fardé.
Je m’apprête à m’avancer vers lui, poussé par une vaillance arrogante qui m’effraie moi-même, quand la jeune femme à mon bras pousse un cri strident qui m’arrache un sursaut.
Je me tourne vers elle en écarquillant les yeux, sans chercher une seule seconde à dissimuler mon inquiétude. Si ça continue ainsi durant toute la soirée, je risque de perdre ma couverture de triple idiot égoïste. C’est mauvais.
Il semblerait pourtant que Greta n’ait rien. Elle me lâche le bras et se précipite, les bras en avant comme une petite fille affolée, vers une fenêtre. Les gens s’écartent pour la laisser passer… certains ont d’ailleurs un comportement pour le moins étrange, mais je n’y prête guère attention.
Mon Chaperon Rouge s’agenouille au sol.

« Madame, tout va bien ? Madame ! »

Son corps me cache la vue, mais il me semble qu’elle secoue quelqu’un par les épaules. Sa voix est horriblement pleurnicharde, pire que d’habitude, on jurerait une enfant… comme dans le conte.
Je m’approche vivement d’elle. Une jeune femme au visage couvert d’un masque de chat est effondrée au sol. Elle semble ne plus respirer.
Vivement j’enlève ma veste qui gène mes mouvements et passe ma main sous sa nuque pour la redresser…
Nom de… ! Pauvre Créature ! Qui a si cruellement serré son corset ? Une poitrine comme celle là, c’est un crime que de la martyriser ainsi !
Laissant là ma veste, je soulève la jeune femme dans mes bras, et la porte vers la bibliothèque.
Les autres convives semblent s’être complètement désintéressée d’elle, tant mieux, la fête continuera ainsi… drôle de fête d’ailleurs, ces gens sont de plus en plus inquiétants.

Une fois isolés, je couche la demoiselle sur l’une des banquettes de velours, et fait signe à Greta de quitter la pièce, sans la regarder.
Mieux vaut ne pas trainer. La faisant rouler doucement, je détache les lacets qui ferment sa robe dans le dos, puis, d’un geste expert, ouvre de même le corset qui enserre sa poitrine. Je n’allais tout de même pas le faire avec mon poignard, bien que l’idée m’ait étrangement traversé l’esprit. Je suis bien impulsif ce soir… J’ai dû boire trop de thé.
Les vêtements défaits me dévoilent une peau ambrée, et… couverte de cicatrice !
Diantre ! Qui est-elle ? L’a-t-on battue ? Pauvre enfant, c’est scandaleux !
Je rallonge la jeune femme sur le dos, et lui retire son masque, pour dégager son nez. Ce nez… C’est étrange, j’ai l’impression de la connaitre ! Il est rare que j’oublie un visage pourtant…

En attendant, elle ne respire toujours pas.
Je pose mes mains jointes au dessus de sa poitrine, une belle poitrine décidément, et tente de faire réagir ses poumons. J’approche mes lèvres des siennes… pourquoi ai-je un désagréable sentiment tout à coup ?

« Dorian ! »

Je sursaute, me lève d’un bond, et me tourne vers la porte.

« Jezebel ? »

Bon sang. C’est lui… dans son sublime costume. Une pure merveille. Un joyau… Un joyau…

« Jezebel ? Vous… vous êtes bien pâle ! Qu’est il arrivé ? »

Il ne m’écoute pas et s’avance vers la demoiselle, que j’avais presque oubliée.

« Que faites vous Dorian ? Croyez vous que ce soit le moment ? Et dans la bibliothèque en plus ? 
- Jezebel ! Vos dents ! »

Il me fusille du regard.

« Taisez-vous ! »

Son regard glisse vers ma gorge, il brille d’une étrange lueur. Ça ressemble à… de la gourmandise.

« Jezebel… ? »

Ne me regarde pas ainsi… Es tu fou ? On dirait que tu vas me dévorer… Cesse immédiatement ! C’est insupportable, ce désir en moi que je ne parviens à réfréner.

« Jezebel… »

J’avance d’un pas dans sa direction, mais d’un geste brutal de la main, il me fait signe d’arrêter et détourne le regard.

« Je crois qu’il s’est passé quelque chose… »

Ces mots sortent de sa bouche alors qu’il regarde la jeune fille allongée sur la banquette, qui ne respire toujours pas. Il pose deux doigts sur sa cage thoracique et tape deux fois.
Aussitôt, la demoiselle reprend sa respiration, sa délicieuse poitrine se soulève sous son souffle.
Je me précipite de nouveau à son chevet, et glisse un bras sous ses épaules.

« Mademoiselle ? »

Ses yeux s’entrouvrent, se posent dans le vide, puis se plongent dans les miens.
Sangdieu… Magnifique ! Ses iris brun ambrés brillent d’un éclat presque sauvage, les pupilles, d’abord dilatées, se rétractent en une fine fente noire, à l’instant où la lumière de la fenêtre glisse sur elle.
Soudain, elle sursaute, et me repousse violement.

« Herr Hargreaves ! Que faites-vous ? »

Herr… Hargreaves ? Je connais cette fille ?


Interdit, je tourne les yeux vers Jezebel, qui déglutit comme s’il avait la gorge sèche.

« Cette demoiselle… c’est… Mülleimer. »

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Mülleimer




Age: 23 Date d'inscription: 07/01/2009 Nombre de messages: 129 Statut: Valet et confident de Jezebel van Kraft Âge: 18 ans Pseudo usuel: Kyni

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Lun 26 Jan - 1:31

Tant bien que mal, je réussis à décourager les personnages –tous plus étranges les uns que les autres- qui avaient tenté de m’adresser la parole. Faut-il être tordu pour tenter d’avoir une conversation avec moi… Mülleimer… vraiment !

J’observe les convives de mon coin à l’écart et je ne peux empêcher mon regard d’accrocher la fausse chevelure rouge. On se joue de mon maître… mais qui ? Fronçant les sourcils, je détaille la silhouette. La taille, les mains… bien qu’un effort ait été fait pour imiter les manies de mon maître, je reconnais facilement les mains de Léandre, le majordome. Mon estomac se crispe et je fronce le nez sous mon masque, mécontent, avant de finalement détourner le regard pour me concentrer sur les vrais invités.

J’arrive à en reconnaître plusieurs malgré leurs accoutrements ; et, parmi eux, Hargreaves, arrivé en compagnie d’une blonde au rouge chaperon. Malgré son costume de pirate, il fut très facile à reconnaître du fait qu’il ne portait aucun masque et puis… même si ça avait été le cas, ses cheveux roux n’auraient trompé personne. Là aussi, je suis vite agacé par ses petits jeux de papillon et je finis par me concentrer sur la fenêtre pour regarder au-dehors. Ma respiration est courte et saccadée à cause du corset. Dès que je revois l’imbécile qui me l’a lacé, je jure qu’il se mangera mon poing dans la figure…

* *
*


Mes pensées dérivent vers l’extérieur, puis, soudain, la pièce est plongée dans l’obscurité la plus totale.. la première seconde je n’y voyais rien, la seconde suivante, j’y voyais presque comme en plein jour alors que la plupart des gens de la salle tâtonnaient, comme aveugles. Et cette sensation d’étouffement intense… ma poitrine n’arrivait plus à se soulever comme elle l’aurait du… une poitrine ? Je n’ai pas le temps de me poser tellement de question sur mon état, la tête me tourne soudain et par manque d’oxygène, mon corps se paralyse tout entier et je tombe au sol. Même allongée je n’arrive plus à respirer et je me sens asphyxier… vais-je vraiment mourir d’une façon aussi idiote ? C’est l’impression que j’en ai quand je tourne finalement de l’œil.

La suite m’est atrocement floue, juste un tonnerre assourdissant de voix et de cris, de l’agitation en tous sens, d’étranges effluves qui m’agressent les narines, une forte odeur flotte dans l’air, comme du musc…. de l’excitation ? Puis… plus rien. Le calme complet.

Quand j’ouvre les yeux, j’ai d’abord l’impression d’être devenue aveugle, mes iris flambent douloureusement face à la lumière de la pièce dans laquelle on m’a menée, mais quelques fractions de secondes suffisent pour que ma vue revienne à la normale et que la terrible douleur disparaisse. Mes yeux plongent dans des iris profondément bleus et je me noie l’espace d’une seconde avant d’en reconnaître leur propriétaire. La surprise me fait trembler et je ne peux pas supporter ce bras autour de mes épaules alors je le repousse violemment.

«- Herr Hargreaves ! Que faites-vous ? »

Instinctivement je recule, sur le qui-vive et souffle entre mes dents. Je ne me rappelais pas capable de produire de tels sons, c’est étrange. Mon regard perdu se pose alors sur mon maître, à quelques pas… et curieusement, je meurs d’envie d’aller me frotter à lui.

…mais je me reprends, secouant vivement la tête et mordant l’intérieur de mes joues. Je ne sais pas ce qui se passe mais une chose est sûr, je ne suis absolument pas dans mon état normal! Sinon je n’aurais pas des pensées aussi tordues que celle que je viens d’avoir, ce que ça peut être humiliant ! Aurais-je été droguée ? Je ne vois pas d’autre explication !

Herr Jezebel a l’air bien ennuyé cependant lui aussi… serait-ce la faute de cet idiot d’anglais ?
Les deux hommes se regardent et un silence gêné traverse la pièce pendant un instant éternellement long et lourd.

«- Cette demoiselle… c’est… Mülleimer. », finit par éclaircir Jezebel d’un ton las.
« - Quoi ? ! Mais… c’est impossible ! »

J’écarquille les yeux… bien sûr que c’est moi ! Qui d’autre ? !
Furieuse, j’ai envie de donner un coup de griffe à Herr Hargreaves mais en voyant mes mains, je reste stupéfaite… j’entrouvre les lèvres et un seul son surpris, à mi-chemin entre un feulement interrogateur et un grognement agacé en sort. Des mains de femme dotées de griffes… de vraies griffes !

Tête penchée de côté, je sens que sous ma langue, mes dents ont changé également. Je crains le pire… et j’ai raison… car en baissant le nez sur mon corsage, je constate qu’il est bien rempli. Je cligne des yeux, tentant d’assimiler les informations –bien trop nombreuses à mon goût- et finis par hausser les épaules d’un air nonchalant. Ca doit juste être un cauchemar, je vais me réveiller bientôt n’est-ce pas Herr Jezebel ?

Je tourne la tête vers mon maitre et ne peut m’empêcher de sourire –oui, de sourire, ce qui ne m’est jamais arrivé que je sache- en voyant ses canines proéminentes.

« - Et bien, il me semble que nous ayons un petit soucis Herrrr Jezebel… »

Le son de ma voix m’étonne. Je ne la savais pas aussi féminine, légèrement rauque, en particulier sur les r que je ne peux pas m’empêcher de laisser traîner.

« - En effet, mais ce n’est pas qu’un ‘petit’ soucis Müll… »

J’ai l’impression de ne plus être moi… et bien que ça ait un côté agaçant, de l'autre, c’est assez grisant.
De là où je suis je peux sentir leurs fragrances à tous les deux.. ce n’est pas désagréable, certes, mais c’est troublant et je déglutis fortement en comprenant tout à coup que j’apprécie ces sensations…

A Dorian un parfum entêtant, empli d’un je-ne-sais-quoi de piquant et agressif qui me donne chaud au ventre… des hormones je crois. A Jezebel, une odeur de danger. Il semble dévorer son cousin des yeux, littéralement. Je suis sûr que si il ne se contrôlait pas, il n’en ferait qu’une bouchée. Moi aussi j’ai faim, mais certainement pas de la même chose qu’eux.

La tête penche de l’autre coté et je finis par me lever de la banquette de velours où j’étais toujours posée afin de m’étirer tout en longueur. Je n’ai que faire que ça soit décent ou pas… curieusement, j’ai l’impression d’être au-dessus de tout cela pour ce soir.

Je m’incline légèrement face aux deux hommes, à la manière masculine bien entendu, et fais un pas vers la porte, comme si rien ne s’était passé. Pour commencer, je veux satisfaire mon estomac, ensuite, je verrai ce que je ferai. Je suis sûre et certaine que le Comte sait quelque chose à propose de ce qui se passe, je note donc dans un coin de ma tête de l’observer attentivement ce soir, entre deux mets.

Je tourne une nouvelle fois la tête vers les deux cousins et lève les yeux au ciel.

« - Et bien, ce n’est pas la peine de faire ces têtes-là. Je sais que de me voir comme ça doit faire un choc mais… reprenez-vous Lord Hargreaves ! »

Harrrgrrrrreaves…
Dieu que ça sonne étrange à l’oreille… je ne peux pas m’empêcher d’en avoir un sourire en coin tandis que mon maître fronce les sourcils, appréciant visiblement très peu la familiarité dont je viens de faire preuve… oh ne m’en veuillez pas Maître Jezebel, vous allez me briser le cœur !

A nouveau je secoue vivement la tête. Je ne suis vraiment plus maître de mes pensées… Avant de me faire gourmander pour un motif absurde, je prends la fuite, nullement gênée par mes talons.

Courir dans les couloirs m'est d'une aisance jouissive. J'en viens presque à regretter qu'il n'y ait pas d'obstacle sur mon chemin pour éprouver ma souplesse. Me souciant peu de ma tenue pour le moins débraillée, je finis par revenir à mon point de départ, dans la salle de réception parmi les invités.

Certains me dévisagent d'un air scandalisé mais je me contente de leur sourire... peut-être devrais-je penser à relacer ma robe?
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Gyllian van Kraft



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Age: Date d'inscription: 15/01/2009 Nombre de messages: 34 Statut: Soeur de Jezebel Âge: 20 ans Pseudo usuel: Belladonna

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Lun 26 Jan - 18:09

Je n'ai pas sorti mon nez dehors de toute la journée. Pour tout dire, je n'en ai même pas l'intention. Nous sommes le 31 octobre et c'est le jour de repos pour tout démon qui se respecte ; donc de toute ma famille. Quoi ? Une lumière... Bon sang, mais qu'est ce qui se passe ! De la lumière, partout dans ma chambre... Non, non, non. Je ne bougerai pas ! Allez vous-en. Mes rideaux sont tirés, je lâche un râle au malheureux qui a osé violer mon jour d'hibernation. Je me redresse de mon lit désordonné, un rictus lamentable parant mon visage. Hildegarde... Ne croyez pas que je veuille vous chasser, ma douce, mais non. Pas aujourd'hui ! Je ne me sens même pas le courage de lui dire de sortir, jamais cette femme ne m'aurait dérangée pour rien. Curieusement, j'ai une idée de qui l'a envoyée, d'où mon froncement de sourcils.

- Le bonjour, Fraulein. A quelle heure comptiez-vous donc vous lever ?
- A dire vrai, ma chère, je ne comptais pas me lever du tout...

Elle sourit, je ne peux m'empêcher de lui renvoyer.
- Je suis malheureusement dans le regret de vous dire que votre Père n'a pas l'air du même avis. (Que c'est étonnant...) Il a organisé une grande réception pour honorer la Fête des Morts, aujourd'hui même.
Je crois bien n'avoir jamais autant ouvert mes yeux.
- Costumée, bien sûr.
- Costumée ? Costumée ?!
O__o
- C'est cela.
Je manque de m'étouffer. Je dois avoir l'air d'une parfaite imbécile. Voyant ma réaction, elle lâche un petit soupir amusé et ouvre le reste de mes rideaux. Par l'Enfer...
Père déteste décidement ses enfants. D'accord, je le sais depuis longtemps, ne prenons pas cet air étonné. Mais moi, sa propre fille, n'arriverai-je donc jamais le comprendre ? Je lâche un long soupir de lassitude. Pourquoi tient-il absolument à donner cette fête imbécile ? Il cherche vraiment à nous humilier, mon frère et moi, à nous traîner en public dans pareilles conditions. Il a toujours aimé nous rabaisser à de vulgaires pantins, c'est une marque d'amour pour le mépris qu'il nous porte. Je crois bien que le pire c'est quand il se montre mielleux - même si c'est ironique - avec les autres, car même Jezebel et moi n'avons pas droit à ce genre de traitement... privilégié.
- Votre Père vous attend en bas, il a engagé un tailleur pour votre frère et vous. Il vaudrait sans doute mieux que vous y alliez la première, ce dernier n'a pas l'air décidé.
Je souris malgré la situation. Rien que d'imaginer mon frère bouder comme un gamin me fait passer l'envie d'étrangler mon père.
... Jezebel est très fort.

* * *


Je descends les escaliers, rejoignant la salle où mon père m'attend, tranquillement installé dans son fauteuil hors de prix. Je lui lance un regard qui en dit long sur son incroyable capacité à me prévenir à la dernière minute. Je suis sûre qu'il l'a fait exprès. Il me répond, comme d'habitude, par le regard le plus sombre qu'il a en stock, puis me fait signe d'aller jusqu'au tailleur.

- Mon cher Frère ne s'est pas encore livré à votre bon vouloir, Père ? demandé-je dans un sourire sarcastique.
Ah, effectivement... Il ne répond même plus, c'est vrai que c'est plus simple pour lui. Je soupire, laissant le tailleur prendre mes principales mesures. Je me demande si mon père a choisi à ma place le genre de tenue que je vais devoir porter. Regardant à ma droite, je constate diverses étoffes qui traînent à côté du tailleur, attendant d'être essayées. Oui, Père a choisi pour moi. Là... Je ne donne pas cher de mon allure.
- Et vous, Père, avez-vous déjà pris vos mesures ?
Serais-je insolente ? Le sourire moqueur qui pare mes lèvres le laisse supposer.
- C'est inutile. Depuis quand ai-je besoin d'un costume pour être un démon ?
Je ne réponds rien à sa réplique, il a tout à fait raison. Je commence à en avoir marre de me faire harceler par ses foutues mesures. Ah... nous passons enfin aux essais de vêtements. Je sens que je vais regretter le mètre-ruban... Je le vois, le tailleur essaye de prendre le plus de précautions possibles pour éviter tout contact direct avec ma peau, sous la pression des yeux assassins de mon père. Qui sait ce qu'on aurait pu lui faire dans ce cas, il se rend bien compte qu'il est dans une fosse à serpents dans ce manoir, et je crois d'ailleurs que le pauvre homme a hâte d'en sortir.

Cet imbécile de tailleur a coincé une mèche de mes cheveux dans les lacages du corset.
- Kyyaaaaaaaaaaaaaaa >.<
Mon père me regarde, profondément exaspéré par mon cri de fillette effarouchée. Il le serre trop ! Quel imbécile ce tailleur ! Non non... je ne dis rien, mon père a des yeux déjà bien assez froids. Curieusement, j'ai comme l'impression que c'est un coup monté. Je dois reconnaître bien dessiner dans mon esprit l'image de mon père glisser à l'oreille du tailleur : « N'oubliez pas de l'étouffer » ou quelque chose dans le genre. Je lui lance un regard las, et j'ai l'impression qu'il me renvoit un sourire sadique, comme s'il avait deviné ma pensée. Et il le resserre en plus, cet abruti ... ! Nan mais c'est pas possible, c'est fait exprès ! Regarde par la fenêtre Gyll, ne parle pas, ça ne sert à rien... Foooou... Respire, respire... Je jette un coup d'oeil à ma taille soumise à la torture, suffoquante. Je manque de m'étouffer, mon père me foudroie du regard. Je résiste, enfin j'essaye. Mon Père attend impatiemment que je craque sous un cri tout aussi ridicule, pour se donner encore une belle occasion de se moquer de moi. Décidement, je ne peux m'empêcher de détester cet homme, et réciproquement.

- Aïïïeeeeeeeee !!

* * *


Mais de quoi ai-je l'air, par l'Enfer ! Dites-moi que ce miroir est traître. Oh, miroir, mon beau miroir... Qui est la plus ridicule d'entre toutes ? Je ne peux pas croire que Père veuille que je me montre ainsi. Ce chapeau est ridicule ! Je le réajuste, maugréant des insultes à voix basse. De quel côté est-il le mieux ? D'aucun ! C'est sans issue. Dire qu'il faut que je descende rejoindre les autres membres de ma famille dans cette tenue... Déjà que je ne supporte que modérément de la voir, mais en pareilles circonstances... C'est le comble du cauchemar. Je lâche un soupir pour moi-même, essayant d'arranger les tulles déchirées de ma jupe. La Fête des Morts est l'occasion d'être quelqu'un d'autre ; c'est ce qu'on dit. Alors à quoi bon ? Tout le monde - et mon Père le premier - me prend pour une sorcière de nature, donc à quoi servent tous ces artifices farfelus ? Encore une plaisanterie crispée qu'il compte partager avec d'autres membres de la famille, que je sois une fois encore la risée de toute une assemblée. J'ai l'impression d'être redevenue la gamine d'autrefois. C'est absurde.

Je relâche un peu le corset de cuir que cet imbécile de tailleur a serré au maximum, afin de respirer correctement. Je fais en sorte que ma jupe - déchirée de toute part - arrive au moins jusqu'à mes genoux, là où on peut apercevoir ces bas rayés ridicules. Je suis fille du Comte Friedrich van Kraft, et me voilà réduite à un costume de loques. Et quand bien même ce serait l'effet débraillé recherché pour tel accroutement, c'est stupide. Mon Père aurait acheté des étoffes hors de prix pour les déchiqueter... N'est ce pas le comble du rire ? Quant à ce chapeau... Il me sort par les yeux ! Si les vêtements en eux mêmes ne laissent pas supposer que mon costume s'agit de celui d'une sorcière, le chapeau est là pour rattraper le coup. Pointu et tout en cuir décousu, il fait pitié à voir... Un peu comme moi.

J'entends de la musique en bas. Ca y est, le cauchemar a commencé.
Prenant mon courage à deux mains pour affronter la honte, je prends le balai miteux que Père veut que j'emmène avec moi - oui, vous avez bien vu - et descends les escaliers de la demeure. Une fois les portes de la salle de réception ouvertes, mon Père, à l'autre bout, répond à mon arrivée par le sourire le plus glacial qui soit, amusé de ma soumission à ce déguisement. Je devrais me faire toute petite. Instinctivement, je cherche des yeux le seul être qui a du être aussi malmené que moi au niveau vestimentaire : Mon cher frère. Je ne le trouve pas, il n'est pas encore arrivé... Je me mets à rire toute seule, ne pouvant me retenir au vu de la triste situation dans laquelle il doit être. Je suis sûre qu'il s'est caché dans un placard à balais, le pauvre... Dire que j'ai failli faire pareil !

Je n'ai même pas le temps d'arriver jusqu'au buffet à boissons qu'un inconnu me demande mon bras pour une danse. Le pauvre... Il rebrousse bien vite chemin lorsqu'il croise mon regard. Ne vous inquiétez pas, Père, mon rôle de sorcière me va à ravir. Sans plus attendre je me sers un grand verre de vin, essayant d'oublier ma pitoyable condition. Je sens un choc.
- Heeeeeeeeeeeeeey !
Trop tard.
Le vin plonge déjà dans mon decolleté, tout mes vêtements sont tâchés de rouge. D'un geste autoritaire, je chasse le maladroit qui a causé ce malheur, au bord de la crise de nerf.
- Imbécile !
Reste calme, Gyll. Calme.

Mais ou Diable est mon frère ? Ne me dites pas que Père l'a dispensé de venir !
Oh... ah non ! Il est là. Je taille le chemin tout droit vers lui, sans doute aurons-nous plus de choses à dire qu'aux autres membres de la famille. Mais en fait... Non, ça ne peut pas être lui. Je regarde plus attentivement. Son costume... Non, ceci ne peut pas être l'oeuvre de notre Père, c'est bien trop sobre pour la réception qu'il donne. Une fois qu'il se retourne, un rire m'échappe. C'était Léandre, notre majordome. Alors mon frère lui-même sert de déguisement pour une fête célébrant les morts, quelle cruelle ironie ! J'avais bien dit que nous étions tous des démons dans cette famille de dingues.

L'obscurité envahit d'un coup la pièce. Que se passe t-il, encore ?
Quelqu'un me bouscule, je le fais tomber en retour. On n'y voit plus rien, et tout le monde a arrêté de parler, autant en profiter.
La lumière revient, c'est bon.

Ah, ça y est... Tu es là, Jezy.
Je crois qu'il est en train de railler Léandre sur son costume, c'est bien mon frère. M'approchant d'eux, je m'arrête à un ou deux mètres. Jezebel ! Mais qu'est ce qui t'arrive ? Il doit prendre son rôle de... vampire, très à coeur. Je constate tout de même que sa tenue vaut mieux que la mienne. Va t-il mordre le pauvre homme qui nous sert de majordome ? Attention Jezy, tu vas te rentrer tes fausses dents dans les gensives.
Hm... Temps de reflexion. Je regarde autour de moi. Pourquoi les costumes paraissent tous si réels ? Oh arrête Gyll, il doit bien en avoir qui sonnent légèrement faux. Mais non, aucun ! Ils paraissent tous odieusement vrais, sans aucun accroc.
Léandre se tourne de sorte que je le vois... Je retiens un cri sourd. Deux, deux Jezebel... Oh, Seigneur... Mais... Il y en a deux ! Comme si un ne suffisait pas, suis-je en train d'halluciner ? Portant ma main sur mon buste sous la surprise, je l'en éloigne bien vite...
Du sang. Du sang partout sur mes mains. Non non, je ne suis pas folle. Mais... C'était le vin que j'avais renversé... Je suis recouverte de sang, quelle horreur !

Mieux vaudrait que je m'éclipse, sait-on seulement combien de vampires sont présents dans la salle...

C'est décidé.
Si quelqu'un approche, je lui fous un coup de balai.


Dernière édition par Gyllian van Kraft le Mar 27 Jan - 9:34, édité 1 fois
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Siegfried von Herzen




Age: Date d'inscription: 25/08/2008 Nombre de messages: 490 Statut: Beau frère du comte - Joailler Âge: 47 Pseudo usuel: 'Christa

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Mar 27 Jan - 8:25

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

Siegfried détaille son épouse de la tête aux pieds, éberlué par son apparence quelque peu en dehors de ses habitudes. Gabriella a teint ses cheveux en noir et les a décorés de bijoux d'or et de cuivre, son regard est souligné par du khôl noir, à l'égyptienne, et elle est revêtue d'une longue robe-tunique d'un blanc lumineux rehaussé par la large ceinture dorée et les nombreux bijoux d'or qu'elle porte, au cou, aux poignets, aux chevilles. Pour aller avec le reste, elle porte des sandales, elles aussi dorées. Et, Siegfried ne peut faire autrement que le reconnaître, à ses yeux, elle est belle à en mourir.

- De quoi parlez vous, mon époux ?
- Ça... C'est... En quoi êtes-vous déguisée ?
- En Cléopâtre, évidemment. J'oubliais que c'était au delà de votre culture.
- Trop de mots, vous prononcez trop de mots ¬_¬ Ne vous laissez pas influencer par votre apparence, ma reine.

Elle se contente de lui envoyer un regard glacial tandis qu'il lui tend le bras afin - une fois n'est pas coutume - qu'ils rejoignent ensemble la salle de bal, en époux ordinaires. Gabriella place son bras au dessus de celui de son époux, sans le toucher, et le joaillier ne peut s'empêcher de gronder entre ses dents.

- Prenez garde, ironise Gabriella, vous vous laissez influencer par votre apparence.
- Je vous préfère silencieuse, marmonne Siegfried.

L'homme a revêtu un costume sobre comme tout homme civilisé de son époque, mais porte un masque noir de loup qui ne révèle que le bas de son visage et l'éclat inquiétant de ses yeux bleus. Ses mains sont recouvertes de gants de fourrure agrémentés de griffes noires, ses cheveux lâchés et volontairement broussailleux, et il a fait ajouter à ses manches, son col et autres éléments de son costume de la fourrure véritable de loup.

La fête des Morts au manoir des van Kraft, la chose ne manque pas d'humour grinçant, raison pour laquelle Siegfried a accepté l'invitation sans hésiter. Quant au déguisement de loup - de loup-garou, plus précisément - qu'il porte, il lui a semblé le seul déguisement qu'il puisse se permettre sans perdre toute crédibilité. Encore que la crédibilité soit le cadet de ses soucis, pour être honnête. Mais Siegfried n'est pas honnête.

Le couple parait dans la grande salle où a lieu la réception. Le joaillier observe les invités. Excepté entre autres le dandy local, toujours aussi remarquable, beaucoup sont restés sobres et Gabriella détonne dans le décor en grande reine égyptienne. Lui même a du mal à conserver sa concentration en voyant son épouse aux bras nus, son charme naturel rehaussé par les bijoux d'or.

- Je croyais que vous n'aimiez pas vous faire remarquer ? grommelle-t-il entre ses dents.
- Seriez vous jaloux, mon époux ?
- Par toutes les succubes de l'enfer, jaloux, de vous ? suffoque Siegfried.

Elle lui répond d'un sourire étrange tandis qu'il l'entraine sur la piste de danse. C'est un accord tacite entre les deux époux, cette nuit étant la nuit de l'étrange, ils peuvent se permettre de dévier de leur comportement ordinaire.

Ils n'ont pas idée d'à quel point ils vont en dévier, de leur comportement ordinaire.

Alors que, chose pour ainsi dire jamais vue, mari et femme tournent sur la piste de danse au son de l'orchestre, toutes les lumières s'éteignent en un déclic presque audible. Les deux époux cessent de danser et s'éloignent l'un de l'autre, par automatisme.

- Qu'est-ce que c'est encore que cette diablerie ? gronde Siegfried.

Les lumières se rallument brusquement et Gabriella pousse un soupir étouffé de surprise. Le joaillier lance un regard à son épouse, et il a l'impression étrange que le teint de son épouse est beaucoup plus sombre que d'origine, que son costume est bien trop réaliste. Même ses cheveux ont désormais la coiffure idéale pour une reine. Et son parfum... est tellement... délicieux...

Siegfried réalise que son univers semble tout à coup avoir été envahi par des milliers d'odeurs, de sons et de perceptions qui n'étaient pas les siennes jusqu'à présent. Intrigué, il baisse les yeux sur ses mains et le reste de son costume. Les gants de fourrure griffus ont été remplacés par de la vraie fourrure et de vraies griffes.

Il est devenu un loup garou.

Relevant les yeux vers son épouse, un étrange sourire étire ses lèvres, révélant des crocs brillants.

Quelque chose lui dit que la soirée sera des plus intéressantes.


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Jezebel van Kraft



Féminin
Age: 16 Date d'inscription: 03/01/2007 Nombre de messages: 1070 Statut: Fils du Comte Âge: 25 ans Pseudo usuel: Ruth

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Mar 27 Jan - 21:22

Je vais exploser.
Ce qui commencera par le lent et méthodique dépeçage de ce stupide majordome, en commençant par lui briser les phalanges, puis les poignets, les coudes, les épaules, et toutes les articulations de son maudit corps, avant de l'ouvrir et de disséquer ses maudites entrailles pour les entreposer dans du formol. Et si possible les faire avaler à sa soeur.

Qu'il soit insolent de nature et peu enclin à respecter ses supérieurs hiérarchiques, je le conçois, à part quand il s'agit de mon père je partage avec lui ce trait de caractère. Mais là il pousse le bouchon trop loin. L'imitation est grotesque ! Je me sais plutôt laid, mais à ce point c'est outrageux. Et "me" voir évoluer avec ces gestes trop langoureux qui sont inhérents à Léandre, avec ce sourire, tout... ça me donne des envies de meurtre. Non que ce soit rare envers ce crétin fini. Oh mince...

Voilà que je me mets à avoir envie de boire son sang. Ainsi que celui de ma tante costumée en Cléopâtre et de mon oncle en - gasp - loup-garou. Un costume qui lui va merveilleusement bien. Tout à fait approprié. Très... approprié, oui. Fuiiiir...

Cherchant à m'isoler, j'arrive dans la bibliothèque où Hargreaves est en train de...

De...

=__=

.__.

@o@

OoO

è_é

>o<

Mes chastes yeux !!

- Dorian, grondé-je, sans prendre la peine d'utiliser son nom de famille.

- Jezebel ? ... Jezebel, vous êtes bien pâle... que vous est-il arrivé ?

Je suis devenu anémique, pauvre idiot Geuh

- Que faites vous Dorian ? Croyez vous que ce soit le moment ? Et dans la bibliothèque en plus ?
- Jezebel ! Vos dents !

Quoi, j'ai un bout d'épinards entre les crocs ?

- Taisez-vous =__="

...
Qu'est-ce que c'est que ça, encore.
QUI a amené une percussion dans la bibliothèque ?
Et qui s'amuse à jouer du... tam... tam...
... tam ...
... Nyeuh ...
... Ces veines ... ... bleues... sous une peau blanche à souhait...

- Jezebel ?...

Ah non, n'avance pas, abruti =__=" ... Le tamtam... bat de plus en plus fort. D'accord. Si mes déductions sont exactes, c'est le coeur de cet imbécile. Le coeur est un muscle situé dans la cage thoracique composé de deux ventricules et deux oreillettes qui est chargé de pomper le sang.
... Le sang 0.0

- Je crois qu'il s'est passé quelque chose.

Je suis le roi de l'euphémisme.

- Cette demoiselle... c'est Mülleimer.

La robe lui va bien, je fais de bons choix. Et c'est une saine vengeance sur Père et ses costumes absurdes - j'ai croisé Gyllian. Ma chère soeur, c'est un désastre, une catastrophe. Pis encore. Une désastrophe.

- Quoi ? C'est impossible !
- Et pourtant...
- Herr Jezebel, je crois que nous avons un petit souci...
- Je crains fort que ce ne soit pas qu'un "petit" souci, Müll.

Le valet s'incline, s'en va, je ne lui prête aucune attention, sans doute lâche-t-il une dernière parole. Pour ma part je n'ai plus la moindre parcelle de pensée qui ne soit pas tournée vers les battements de coeur de mon cousin. Boum. Boum. Boum. Boum. Gott. Et Mülleimer qui vient de nous laisser seuls dans la bibliothèque... seuls... il est fou... ou stupide. Ou il n'a pas remarqué que tout le monde s'était métamorphosé et pas seulement lui.

Et un vampire c'est nettement plus dangereux qu'une femme-chat, du moins dans ma cosmologie personnelle...

Je m'avance d'un pas. Hargreaves recule comme à contrecoeur. Il lutte contre sa métamorphose en rustre, je l'applaudis, personnellement je serais bien incapable de résister à cette envie de sang qui m'envahit. Ce menuet me pousse à l'accoler contre un des rayonnages de la bibliothèque. L'encadrant de mes bras, mes mains des deux côtés de son visage, j'esquisse un sourire - de vampire. Lorsque mes dents se dévoilent il tressaille, sans chercher à s'enfuir - je doute qu'il le puisse.

- Allons Hargreaves... Dans un autre contexte vous ne désireriez nullement fuir n'est-ce pas ?
- Que... Jezebel qu'allez-vous...
- Je vais vous vider de votre sang.

J'ai perdu la tête. Prière, si vous la retrouvez, de me l'adresser au Manoir van Kraft. J'en ai besoin.

Me collant contre lui j'enfouis mon visage au creux de son cou, respirant l'odeur de sa peau. Le sang bat fortement dans ses veines. Je dépose quelques baisers sur la carotide palpitante. Phase numéro un, empêcher totalement la victime de résister... et vu le contact que je sens contre moi alors que je m'appuie contre lui, cette partie-là est gagnée d'avance.

Phase numéro deux, sécuriser sa prise - je l'enlace à l'en étouffer.

Phase numéro trois...

- Ooooh Jezebel je ne vous savais pas ces goûts-là...

Rhaaa !!!

Vieille pie >___<"

Marion van Rosenrot, ou plutôt le... le squelette à cheveux de Marion van Rosenrot ô__o me toise d'un oeil goguenard. Elle sourit et s'incline, parfaitement consciente je crois de nous avoir dérangés ; je la menace en ouvrant largement la bouche. Un peu de respect pour les affamés, que diable ! ...

...

... Les affamés et les hommes fous de désir aussi, on dirait >.>

- Hargreaves, reprenez-vous, votre pantalon est moulant u_u"

Il tressaille, me fixant sans pouvoir se retenir. Je pousse Marion vers l'extérieur en inventant je ne sais quel mensonge, projetant de revenir dans la bibliothèque achever ce que j'ai commencé - et faire d'une pierre deux coups, me débarrasser du dandy et me sustenter - quand une masse de tulle me happe joyeusement - ou pas.

Gyllian.
Je te hais.

_________________


Dernière édition par Jezebel van Kraft le Sam 31 Jan - 13:57, édité 1 fois
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Dorian L. Hargreaves



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Age: Date d'inscription: 16/08/2008 Nombre de messages: 879 Statut: Vague cousin des van Kraft (très vague) Âge: 25 ans Pseudo usuel: Blewark.

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Mer 28 Jan - 0:35

Oh Dear !

Oh non !

Ça ne va pas.

Ça ne va pas DU TOUT !

Du contrôle Dorian. Du contrôle !

Bonté diviiiinne ! Mais il se jette presque sur moi ! Comment voulez vous que je résiste un seul instant ? >.<
Et pourquoi FAUT-IL que je résiste ? Le monde a décidé de tourner à l’envers ou quoi ? C’est INJUSTE !

Naa.. Il me regarde comme s’il allait me manger. Je veux qu’il me mange. Mange-moi. >.<

Mon dos rencontre la bibliothèque. Je le regarde. Je le… regarde ! Maudit ! Pourquoi je le regarde ?!

Le plus effrayant c’est que... je n’ai pas peur.
Rendu fou par ses yeux flamboyants, et ses dents étincelantes qui me menacent délicieusement, je parviens à balbutier quelques mots.

« Que... Jezebel qu'allez-vous...
- Je vais vous vider de votre sang. »

De mon… sang ? Aah ! Mais j’en ai besoin !

Enfin… je crois… tu… là… ouh… là c’est…
Aaah ! Je vais hurler !
Ses lèvres… sur ma peau, dans mon cou, contre ma gorge… son corps… ooh… Jezebel… je… JE !
Éloigne-toi, je t’en supplie. Cette situation est diablement embarrassante. Et c’est le cas de le dire !

Voilà que ses bras m’enlacent. Et moi de perdre toute volonté de fuir. Je m’abandonne à ses bras.
Vas-y Jezebel, bois mon sang. Bois-le ! Je veux bien finir comme ça… et puis ça m’évitera de subir ces pulsions en moi qui me ravagent. C’est affreux, j’en viendrais presque à me croire calme en temps normal.
Jezebel…
Jezebel…
Jezebel tu… me fais MAL !

« Oh Jezebel ! Je ne vous savais pas de ces goûts là ! »

Grognement sourd. Il me relâche d’un seul coup, et je suis forcé de m’appuyer contre la bibliothèque pour ne pas tomber. Je ne le quitte pas des yeux pourtant, saisi d’un désir qui me parait incontrôlable. J’ai la sensation que sous peu, je vais prendre tout ce que je désire par la force. Bien qu’actuellement, de la force je ne suis plus très sûr d’en avoir. Depuis quand Jezebel est il si puissant ?

« Hargreaves, reprenez vous, votre pantalon est moulant ! »

Sangdieu ! Comment voulez vous que je me reprenne ?!
C’est trop cruel de me laisser comme ça !

Mais il me laisse vraiment en plus ! O.O

Boum.
Je me laisse tomber par terre, entrainant quelques livres dans ma chute.
Là… je suis vraiment dans la mouise.

Bien. Respirer. >.<
Se calmer. Se calmer… TOUT DE SUITE ! >.<





Voilà.
On dirait que ça va un tout petit peu mieux.
Maintenant… je vais aller… courir dans la forêt. Oui voilà. C’est une bonne idée. Il me suffit de traverser le salon, de ne pas croiser Jezebel, et tout ira bien…
Tout ira bien…

Allez, debout.

Je sors de la bibliothèque, les yeux bas. Surtout ne croiser personne. Ne pas prendre de risque. Longer les murs sur la pointe des pieds pour ne pas se faire remarquer… C’est complètement contradictoire à mes habitudes, mais là, on va passer outre ce détail.
Là, voilà… glisser entre les mailles du fi…

PAR TOUT LES DIABLES !!

Je fais un bond en arrière, dégainant une épée sortie de je ne sais où et franchement mal aiguisée. Tout le monde peut le voir mais on s’en fiche hein… parce que… ya un… un truc. O.o
Un truc tout poilu qui me tourne le dos apparemment. O.o

En tout cas c’est raté pour la discrétion. Et encore plus pour le calme. Même si faut avouer que là tout de suite je pense plus vraiment à Jezebel…
Gnyeuh >.< suffit que je dise ça pour que je m’égare >.<

Et apparemment le frisson que je viens d’avoir a mit la puce à l’oreille… ou à l’odorat, du monstre poilu. Il se tourne vers moi.

Je rêve. Dites-moi que je rêve. Il est… C’est…

« Siegfried ? »

Grognement agressif.

Bien… Fort bien… C’est quoi le plan ? J’enlève quelques donzelles et je me tire d’ici ?

Un Fracas attire l’attention de l’assemblée. Comme si une partie du buffet venait de s’effondrer. De ce que je peux voir du coin de l’œil, c’est mademoiselle Mülleimer qui vient de se faire pousser par… Jeze… Jez… Léandre ! >.<
Dieux, je ne vais pas m’en sortir ! On dirait une conspiration contre moi !

D’ailleurs les yeux clairs de Siegfried me fixent toujours. J’aperçois très vaguement une femme aux cheveux noirs, derrière lui, qui observe la scène en souriant.

Dites… J’ai comme un doute là… Mon épée émoussée… elle me sert à rien contre une bête hein ? O_o
Non parce que… je ne suis pas certain que la mort sera aussi plaisante qu’avec Jezebel, en fait.

Je lâche mon arme au sol et lève les deux bras en l’air.
Siegfried sourit. Oh… rien à dire, ça lui va vraiment bien.

« Vous m’excuserez si je ne m’attarde pas ? »

Je fais claquer mes pieds et lui adresse une révérence exagérée. L’instant d’après, je disparais à reculons entre les étoffes et les jambes plus ou moins dansantes des convives, qui bientôt, risquent de devenir le buffet. J’ai juste le temps d’entendre le charmant rire de cette femme ornée d’or, et voir la magnifique bête se tourner vers elle avec un sourire carnassier.

« Herr Hargreaves ! Puis je vous aider ? »

O___o
C’est la voix de Jezebel.
Ne pas me retourner. Surtout, rester de dos, faire comme si je n’avais pas entendu.

Une main se pose sur mon épaule, je frémis et me tourne pour lui tordre le bras.
Depuis quand j’ai ce genre de réflexe ? O.o
Je relâche aussitôt le poignet, prêt à m’excuser à l’homme qui visiblement est tombé à genoux.

Horreur. Et DAMNATION !

« L…Léandre ? »

Jezebel se relève dignement, s’appuyant sur sa canne pour ne pas trébucher, et m’adresse un sourire charmeur.

« Léandre… ne faites pas ça. »

Ce n’est pas lui. Je sais bien que ce n’est pas Jezebel. Je n’ai pas le moindre doute… mais voir Léandre dans ce corps… me donne irrésistiblement envie de le dévorer… mais d’une manière beaucoup plus figurée, si vous voulez mon avis !

Je lui attrape le poignet et l’entraine vers l’arrière cuisine. Il ne lutte pas vraiment, mais boitille sur sa jambe gauche.

« Tu as mal ? Tu as vraiment mal ?
- Herr Jezebel… »

Il s’interrompt comme s’il s’apprêter à dire un outrage, puis se ravise. Ça vaut mieux.
L’instant d’après, je le plaque contre le mur du couloir, incapable d’attendre d’être dans la remise.
Il esquisse un mouvement de recul.

« Je suis désolé, Léandre… »

Je lui adresse un sourire diabolique.

« Il semblerait que ce soir, je sois forcé d’assouvir mes désir. »

Quelle piètre excuse, je vous jure !
Sangdieu Dorian Hargreaves, reprends toi !

« DORIAN ! »

Je suis projeté en arrière. Ma tête frappe le mur d’en face, et je m’effondre, chancelant.
A travers ma vue brouillée, je distingue deux visages… deux Jezebel.

L’un semble empêcher tant bien que mal un sourire moqueur d’étirer ses lèvres.

Et l’autre…
Si diablement…

Resplendissant.

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Léandre Holingren



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Age: 28 Date d'inscription: 01/01/2009 Nombre de messages: 75 Statut: Majordome du manoir. Âge: 25 ans Pseudo usuel: Twilight

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Jeu 29 Jan - 19:12

Je suis entouré par de plus en plus d’animaux ou de personnages étranges. Et je me sens également de plus en plus bizarre moi-même. Ce n’est pas tellement le fait de jouer un rôle et d’entrer dans la peau de mon personnage qui me gène. Mais je sens que ce n’est pas si normal que cela. Je ne suis pas dans mon état normal même pour une telle fête. Ce n’est absolument pas logique que je sois si renfermé et que le sourire même semble me fuir.

Mais je ne cherche pas à comprendre et je me lance presque à corps perdu dans la soirée à présent et je décide de vérifier que tout le monde va bien. C’est un peu mon rôle après tout.

Mais Jezebel semble décidé à me faire des remarques. Il s’approche de moi et je ne cherche pas à fuir son regard pour une fois. Je suis à ma place, c’est un vampire qui n’est pas à la sienne dans le cas actuel. Mais je préfère me méfier et quand je le vois partir je retiens un ouf de soulagement. Je me dois de me mettre à sa place et de penser comme lui pour terminer mon rôle et ensuite on verra bien.

Allons bon, quelqu’un vient de pousser un grognement plus que suspect et je …

Ok, si Jezebel ne me tue pas pour avoir pris sa place, lui le fera s’il apprend ce que je viens de penser. Donc je ne dois plus penser à la … si … non je ne dois plus.

Alors calme toi Léandre, il n’est pas dit que tu vas te laisser impressionner par un loupiot. Enfin le loupiot est particulièrement grand, fort (et bête) et semble décider à grignoter un peu. On ne fait pas de mal à la famille en général, du moins c’est ce que ma sœur me dit toujours, mais là, étant donnée la famille je préfère me méfier.

Un repli stratégique est nécessaire pour me tirer de ce mauvais pas. Et quand on dit repli, on dit repli seul et sans personne. Je ne sais pas trop pourquoi je me retrouve auprès de Dorian mais en tout cas j’ai envie de lui dire un petit quelque chose.

Heu … Dorian ? faut pas me trainer comme ça comme une poupée de chiffon, ça fait vraiment mal de boiter pour de vrai et puis je ne suis pas une poupée de chiffon, je suis un gentil major… enfin un majo… ah ben non ! Chic alors je suis un noble ! Je vais pouvoir lui demander de faire tout ce que je veux et il me mangera dans la main comme il mange dans celle de Jezebel.

Le souci est qu’il m’a reconnu… Bon ne pas paniquer, cela ne servirait à rien, surtout qu’il n’a pas l’air particulièrement dangereux.

Oh ! C’est quoi ça ???
Non, il n’est pas en train de …
Bon si il l’est.
Mais tu te dépêches un coup oui ?
C’est dur le mur.
Il n’y a pas que ça en plus …

Bon reprends toi Léandre, tu ne vas pas te laisser faire alors que tu n’es même pas dans ton corps. Et puis …

Et puis pourquoi pas finalement ce n’est pas si compliqué que ça d’avoir à faire à un homme aussi bien élevé que Dorian.

Oula, je ne comprends plus là. Je viens de trouver Dorian bien élevé et ce n’est pas logique. Si j’étais Jezebel je l’aurais déjà repoussé, du moins peut-être. Mais là … bon ne pas paniquer ce n’est pas nécessaire.

Je conçois que mon comportement puisse étonner puisqu’il m’étonne moi-même. Mais bon ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat…

Oula encore … Pourquoi qu’il est là lui ?

Parce que là je suis très mal, Dorian qui me plaque au mur alors que Jezebel arrive ça va faire mal. Je ne suis pas certain qu’une excuse telle que oups puisse lui suffire.

Mais bon, je vais quand même tenter parce qu’il a l’air prêt à me mordre et ça doit faire mal de se faire mordre par un vampire affamé.

- Herr van Kraft ?

Bon pas bon en fait, je crois qu’une autre approche est à envisager. Je tente de me souvenir si j’ai déjà été dans une telle situation. Heu ben non parce que je n’ai jamais vu de vampire. Je pourrais peut-être tenter :

C’est des vraies dents ?
Non, il va se faire un plaisir de me le démontrer.

Mon sang a mauvais gout.
Non, il va vouloir gouter.

J’ai pas fait exprès ?
Le tout accompagné d’yeux de chien battu pourrait faire un effet splendide si j’étais dans mon corps. Zut alors …

Ca te dit une partie à trois ?
Sbaff, mais il faut que je me frappe là, c’est quoi cette idée idiote ! Quoi que … Ca me permettrait d’en savoir plus sur cet homme, d’être lui pourrait me donner l’opportunité de le connaitre dans les moindres détails … Mais bon, il est un peu trop masculin pour moi et puis mourir dans d’atroces souffrances n’est pas ma tasse de thé, j’aimerais mieux vivre et sans souffrances…

C’est lui qui m’a forcé !
Ouais super comme excuse … Mais il va tuer Dorian puis moi… donc évitons.

Je peux oublier aussi les :
Oh, que vous avez de grandes dents ?
Vous êtes tout pâlot, vous voulez un câlin ?
Lui il est plus intéressant que moi, vas-y fais toi plaisir !
Moi j’aime pas les piqures alors les morsures c’est encore pire.

Et l’idée lumineuse du siècle me frappe de plein fouet sous la forme d’une ampoule électrique qui s’allume au dessus de moi. J’espère que ça au moins ne se produit pas parce que sinon il va me tuer malgré mon idée lumineuse.

- Herr van Kraft, il reste du dessert vous savez ! Je pense que je vais aller vous le chercher pendant que vous vous amusez avec … Grouick.

Heu … c’était pas prévu, et puis c’est qui ce Grouik ?

Tout simplement le bruit provoqué par la main de Jezebel qui vient de se poser sans douceur contre ma gorge et qui m’a fait avaler ma fin de phrase. C’est pas gentil ça ! Vilain vampire, tu vas avoir une fessée !

Non ! Mais pourquoi je pense à ça maintenant moi ! C’est pas possible … Je vais aller me mettre dans un coin tout seul pour être certain de ne pas faire de mauvaises rencontres et je vais bien trouver à m’occuper, on m’a dit que j’étais doué pour passer le temps dans les placards…

J’opère un repli stratégique en espérant que Jezebel ne va pas me voir bouger quand je suis forcé de me rendre à l’évidence, un repli stratégique pour un boîteux à canne c’est pas facile…

Je m’en rends à l’évidence non pas à cause du boucan que je fais, mais à cause du murmure froid que je viens d’entendre.

- Léandre, tu ne bouges plus, je m’occupe de toi tout de suite.

Je lui fais un petit sourire penaud avant de lui demander d’une voix apeurée.

- Je peux vous promettre de revenir après ?

Bon, je ne suis pas expert en langage vampirique mais le regard noir doit avoir la même signification pour tous, en gros je la boucle et j’attends la morsure qui scellera mon destin.

Dieu ! Quelqu’un à mon secours ! Allez même Siegfried, les vampires et les loups ne font pas bon ménage et j’aurais le temps de filer pendant qu’ils s’entretuent ! Allez ? Non ?

Bon, je m’évanouis alors ? Ouais ! Ca c’est une trèèès mauvaise idée ! Je ne veux pas qu’on profite de mon corps pendant que je me repose les nerfs. Donc non, je ne m’évanouis pas tout de suite. Un peu de classe, je suis un lord quand même… enfin dans la peau d’un lord et là je me dis que j’aurais du choisir un autre costume !
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Mülleimer




Age: 23 Date d'inscription: 07/01/2009 Nombre de messages: 129 Statut: Valet et confident de Jezebel van Kraft Âge: 18 ans Pseudo usuel: Kyni

MessageSujet: Re: La Fête des Morts Jeu 29 Jan - 21:53

Mroawrrr
Ce que cette fête me semble diablement intéressante tout à coup ! Surtout quand je vois ces jolis petits mets au poisson qui me font de l’œil… Néanmoins j’hésite… j’avance la patte puis la recule en me mordillant la lèvre, certaine de me faire tirer les oreilles si je me fais attraper.

Petit regard à gauche, personne ne s’intéresse à moi.
Petit regard à droite, rien à signaler si ce n’est le retour du pirate effarouché par le gros spécimen poilu –ou peut-être devrais-je dire touffu ?- qu’est devenu Siegfried von Herzen… à défaut d’être gracieux, il dégage une aura bestiale repérable à des kilomètres à la ronde. S’il ne s’agissait pas d’un modèle canin –voire lupin- peut-être aurais-je tenté d’aller quelque peu l’ennuyer… mais non. Les félins ne se frottent pas plus que nécessaire aux canins, c’est une question de hiérarchie animale voyons !

Je finis par subtiliser un toast au saumon du bout des griffes, ni vue ni connue, avant de jeter un autre regard vers la foule pour apercevoir mon maître au loin. Aie….j’ai touché au buffet sans sa permission, ce n’est pas bon ! Heureusement, il n’est jamais trop tard pour aller faire dos rond n’est-ce pas ?

Evitant souplement les couples valsant dans une étrange ronde hétéroclite d’animaux et de personnages plus ou moins historiques –serait-ce Napoléon là-bas ?-, je me glisse à sa hauteur et m’apprête à m’accrocher à son bras pour lui demander la permission qu’il me manque mais je me retiens de justesse en constatant qu’il ne s’agit QUE de Léandre. Je fais la moue.
Pourquoi avoir choisi de vous déguiser en Herr Jezebel ? C’est injuste, j’ai eu un faux espoir là !

Je recule de deux pas et me cache précipitamment derrière un couple de danseurs. Avec un peu de chance, il ne m'aura pas vue. Je retourne donc bouder à mon buffet quelques instants avant de sentir l’odeur d’Herr Jezebel derrière moi.

Enfin je vais pouvoir demander ! Certains diraient « quémander» mais ce verbe s’applique plutôt aux chiens et au risque de me répéter… je suis un félin dans l’état actuel des choses… même si à la base je ne suis ni l’un ni l’autre. D’ailleurs, je ne suis pas une femme non plus.
Emportée par mon enthousiasme je m’accroche à son bras avant de sentir tous mes poils se hérisser en constatant qu’il s’agit encore de ce fichu majordome qui, surpris, me repousse contre le buffet. Mais on n’a pas idée de sentir pareil en plus par l’enfer !

Heureusement pour moi, il ne s’attarde pas.
J’en soupire de soulagement et décide de guetter l’arrivée de mon vrai maître, détachant mon attention de tout le reste. Ce n’est pas bien difficile de rester concentré n’est-ce pas ?


…..
……. N’est-ce pas ? !

Alors qu’est-ce que je fais dans ce maudit couloir à essayer d’attraper une mite ? !

O___O

Je m’en donnerais des claques ! Bon sang, je dois retourner à la réception, je risque de rater Herr Jezebel avec mes bêtises et je ne pourrai rien lui demander du tout !

En arrivant à la réception, mon regard se pose sur tous mais en vain… il n’est pas dans la salle. Par contre il y est passé, je pourrais presque en jurer. Cette odeur…

*___*

Ah oui, suivez le guide…
… jusqu’à l’arrière cuisine où, comble de l’étrange, mon maître agresse… mon maître. Ou plutôt Léandre dans la peau de mon maître.

Mrrrrrraaawo…
Que suis-je censée faire à cela ? Bien qu’il m’en coûte de l’avouer, et aussi ennuyeux qu’il puisse être, nous avons besoin de Léandre pour le moment… ce serait idiot qu’il devienne votre dîner Herr van Kraft. Par contre pour ce qui est de Lord Hargreaves, je ne dis pas.

<3

Mais à quoi je pense moi ? !
Allons Mülleimer, tu ne dois pas laisser tes sentiments prendre le pas sur tes devoirs… quels devoirs ? Je ne dois rien à personne, je suis libre ! Oui mais non… je suis domestique. Non non, je suis un chat ! Enfin peu importe…

« - Herr Jezebel ? »

Quel est ce ton enjôleur ? C’est vraiment moi qui ai parlé ? Pitié… c’est humiliant ! Je déteste cette soirée, je déteste cette robe, je déteste ce corps ! Je veux redevenir moi-même enfin !

>w<

Et puis qu’est-ce que je fais exactement à papillonner des cils comme une idiote, accrochée à la manche de mon maître hein ? Quelqu’un peut me le dire ? !
Vite une excuse valable, avant qu’on ne me frappe…
Avec mon air le plus ingénu que je connaisse –tiens ? j’en connais ? pas possible !- et les yeux mouillés, je suis certaine d’attirer son attention, d’ailleurs il me regarde, c’est parfait !

« - Calmez-vous messire. Votre père serait mécontent si vous décimiez les invités… ou le majordome », déclaré-je avec une timidité toute feinte en glissant un regard en biais au faux Jezebel.

Ma petite tirade a l’effet escompté, mon maître relâche tout de suite sa proie et pousse un long soupir. Soulagée, je me permets un grand sourire.

Dorian Hargreaves : 0
Moi : 1
Léandre Holingren: 0

Je suis la meilleure !
J’en oublierais presque la raison première de ma venue ici…
… presque.

« - Herr Jezebel… puis-je grignoter au buffet s’il vous plait ? »

J’aimerais pouvoir appuyer ma demande d’un léger frottis frottas ronronnant mais ce serait peut-être trop… ?
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La Fête des Morts

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